L’Escargot Déchaîné – février 2026
Le marché du vin en 2026
A quoi ressemble ce début d’année sur le marché du vin bourguignon ?
- Une bulle est apparue ces dix dernières années sur les vins de Bourgogne.
- Depuis 2 ans, on observe que le prix des vins de Bourgogne est jugé trop élevé, les consommateurs ralentissent leur consommation et passent sur d’autres appellations.
- Le millésime 2024 commence à se vendre, il offre une fraîcheur acidulée sur les Chardonnay et des trames fines et élégantes sur les Pinot Noirs. Prix stables malgré une petite récolte.
- La profession se mobilise pour rappeler à une consommation modérée, locale et de qualité sans se laisser intimider par la vague montante d’une forme d’hygiénisme.
- Le syndicat du vin soutient le Mercosur mais c’est loin d’être une position partagée dans le vignoble.
En vidéo exclusive ici, avec Jean-François Vandroux appelle les vignerons à une entente pour éviter que la bulle n’éclate.
https://youtube.com/shorts/Uy_qLk-VCl8
DE RETOUR DU DRY JANUARY

Après quelques Dry January tentés “à l’américaine”, bon an mal an, les Français ont de plus en plus de mal à jouer le jeu.
En 2026, on sort déjà des rails avec le #FrenchJanuary pour la profession qui appelle à boire local, bon et modéré – entre nous, un simple retour au bon sens.
On trouve aussi des initiatives individuelles amusantes, comme le #tryJanuary qui est une invitation à goûter les vins tous azimuts et ouvrir son champs de curiosité en janvier.
Après tout, l’appel à la sobriété stricte répond à une tendance à la démesure et au manque de limites. Tandis que le monde du vin, tel qu’il a évolué aujourd’hui, s’adresse surtout à des curieux, des passionnés, des fous de terroirs… Et pas vraiment au monde du binge, du fast et du drive.
Et c’est cette visions ouverte et pérenne que nous défendons, tous, vous et nous, chaque jour.
WINE PARIS
Retrouvez-nous à Paris au mois de février !
Cette année encore, nous réinstallons nos plus jolies bouteilles de vignerons récoltants sur les étagères de Wine Paris.

Notre objectif ? Toujours valoriser l’artisanat local aux yeux du monde entier mais aussi du tout Paris qui circulera dans les vastes allées du Vinexposium.
Ici, nous payons une gougère chaude, un morceau de jambon persillé et un bon canon à tous nos amis (clients et fournisseurs actuels) et aux amis que nous ne connaissons pas encore.
C’est aussi pour nous l’occasion de prospecter de futurs domaines en goûtant, en échangeant. Bref, c’est un moment spécial de notre année, très dense, très intéressant, avec de nombreuses portes qui s’ouvrent.
Parce que la rencontre, l’échange et la joie, c’est cela le vrai esprit du vin !
Psst : nous ne sommes pas exposant sur l’étagère “zéro alcool” comme vous l’aurez compris. Parce qu’on ne peut pas renier un produit du terroir que l’on respecte tant ! Restons entiers et sincères !
Nouveau domaine : Les Sibu


Face au “plus beau village du monde” – Sablet, – Loïc Alazard cultive ses vignes avec une détermination farouche, issue de sa famille de cultivateurs au village depuis près de deux siècles. Une pleine vue sur les Dentelles de Montmirail, un cabanon en pierre antédiluvien, une exploitation certifiée bio de 26 hectares et plein de projets dans la tête. Voilà Loïc Alazard.
Nous l’avons rencontré et intégré à notre sélection de vignerons car il tient un talent artisanal sûr. Et nous, une étoile montante. Il a réussi le pari de se passer de la coopérative pour vinifier, élever et vendre les vins du domaine. Pour ce très jeune vigneron, pas de compromis, il travaille en bio depuis le millésime 2023 et rêve de biodynamie – qui fait déjà partie de son quotidien à lui.
Quand il décrit son vin, “Côte-du-Rhône Sablet”, c’est sa “parcelle de cœur” sur laquelle il fait pousser un Grenache, colonne vertébrale du vin, une Syrah qui donne finesse et élégance, le Carignan, croquant et fruité auquel il ajoute un cépage Mourvèdre pour finaliser sa structure tannique. Parcelle carte-postale, sur laquelle s’élève le petit cabanon qui abritait ses ancêtres, à la pause méridienne, quand ils allaient aux vignes à cheval depuis le village. Cabanon qui finira tôt ou tard en petit lieu de dégustation.
Loïc Alazard transporte avec lui un monde paysan, des cépages nobles, un goût de la nature et de ses rythmes, une tradition à laquelle il apporte sa pierre avec poésie … et aussi un ferme sens des réalités.
La Chronique #5
Le Juste Prix

Les recettes pour vendre du vin ?
En fait c’est assez « simple » : il faut d’abord qu’il soit bon, bien fait, et sans défaut. Ensuite, et c’est souvent ici que ça coince dans les restaurants, il faut distribuer ce vin, et le proposer au prix juste.
La tentation du coefficient qui rigole est souvent forte (les marges peuvent parfois grimper de façon insensée) chez le restaurateur qui n’apporte pourtant aucune plus-value au produit, à part du conseil, le débouchage et le service au verre. Et c’est ainsi que les clients sont lésés et qu’ils n’achètent plus, et que les producteurs qui n’ont rien à y gagner,
découvrent les bénéfices parfois astronomiques réalisés sur le dos de leur cuvée..
La solution ? La mesure comme toujours, le choix et le juste prix. On peut être fier d’avoir en Bourgogne et à Meursault en particulier un établissement qui a tout compris. Le Soufflot vient d’ailleurs d’être récompensé du Grand prix de la « Carte des vins de l’année » par la Revue des vins de France. Une offre de près de 800 références ainsi récompensée pour sa diversité, sa qualité mais aussi pour son accessibilité. Et oui, on veut bien payer, mais pas se faire empapaouter…
On fera désormais attention ? Promis ? Allez, on se détend et on boit frais.
Télécharger ici : NEWSLETTER
