L’Escargot Déchaîné – avril 2026

La saison 2026 a démarré !

Février, c’était le coup d’envoi de la taille dans les vignes. En mars, c’est le brûlage des sarments et Meursault se couvre d’un épais brouillard…

Avril, on attache les sarments au fils !

Précoce ou pas précoce ?

Précoce ! Oui, avec entre deux et trois semaines d’avance sur une saison “ normale”!

Mi-mars 2026, la nature est déjà en plein “début/printemps phénologique” avec le débourrement des bourgeons et les premières floraisons massives, alors que nous sommes encore loin du printemps astronomique (20-21 mars) ou même météorologique.

Conséquence ?

Les mois d’avril et de mai seront des moments d’intenses observations, parfois toute la nuit, avec un stade critique (vers 3-4 heures du matin), c’est le fameux “point de rosée”- heure la plus froide et la plus humide de la nuit. A ce moment-là, les vignes doivent impérativement être protégées s’il fait une température de moins 3-4°C, en Bourgogne, par des bougies, des aspersions d’eau – le glaçon protège le bourgeon), ou , le vent créé par des éoliennes ou même, des hélicoptères en patrouille au dessus des vignes.

Nouveau domaine : Simian

Le Vignoble Simian est un domaine familial historique de la vallée du Rhône sud, ancré à Piolenc (Vaucluse) depuis la fin du XIXe siècle. Géré aujourd’hui par la 5e génération (Florian et Marion Serguier, avec leur père Jean-Pierre), il s’étend sur 36 hectares de terroirs variés (sols argilo-calcaires, siliceux, safres galets roulés…).

Certifié en agriculture biologique et biodynamique (Demeter depuis 2008/2011), le domaine cultive jusqu’à 13 cépages rhodaniens traditionnels pour produire des vins d’exception sur trois appellations principales :

  • AOC Châteauneuf-du-Pape
  • AOC Côtes-du-Rhône Villages Massif d’Uchaux
  • AOC Côtes-du-Rhône

Les vins se distinguent par leur fraîcheur, leur fruité élégant, leur finesse minérale et leurs tanins soyeux, alliant gourmandise immédiate et potentiel de garde. Un domaine engagé, authentique et récompensé, qui allie héritage familial et respect profond de la nature.

Goûter les Hospices au printemps

Le 12 juin, nos co-acheteurs se rassemblent à Meursault pour goûter leurs Hospices de Beaune. Vous souhaitez faire partie du voyage ?

Co-achetez avec nous en novembre !

Savez-vous comment goûtent les Hospices de Beaune ? Non, attendez, je pose mal la question. Savez-vous comment goûte un grand vin de Bourgogne ? Une cuvée bien née, aux tanins parfaits, au nez délicat, à la bouche envoûtante, au goût de reviens-y. Un travail de dentelle réalisé par une Régisseuse qui possède un talent exceptionnel.

Une œuvre qui tient compte d’absolument tous les paramètres d’un fût, d’un bouchon en liège, de chaque geste du vigneron éleveur, de chaque paramètre de la cave. Ces vins ne grandissent pas sans des centaines d’anecdotes à raconter, et passionnent ceux qui s’y attardent.

Nous achetons entre 30 et 50 fûts chaque année que nous faisons élever de manière complètement artisanale. Les bouteilles sont tirées à la main, bouchées à la main, cirée à la main, personnalisées au nom de l’acquéreur.

Elles sont une vraie illustration de ce que nous défendons, des vins à (très fort) supplément d’Âme.

Focus sur … Jean-Philippe GUILLOT

C’est notre Escargot de l’Ombre, mais à la ville, comme à la vigne, il est écrivain. Jean-Philippe Guillot, ancien journaliste, accompagne les vignerons pour mieux raconter leur histoire.

L’histoire d’un domaine, d’un terroir ou d’un vin, c’est ce qui passionne les buveurs, aujourd’hui. Mais quand on est le nez dans le guidon, difficile d’en faire un narratif qui ne soit pas englué de nos digressions, de tous ces détails qui nous intéressent mais n’apportent pas de compréhension au tableau général. Difficile aussi de se faire comprendre par tous. Alors on laisse la parole à une personne extérieure qui comprend exactement ce qui fera mouche. Qui rédige et qui apporte aussi pourquoi pas un peu de web ou de drône, ou de contacts presse. Et puis, on se détend et on boit frais…

Les femmes seraient fâchées avec le tire-bouchon ?

Il y a une question qui me turlupine depuis longtemps et que je m’autorise sans problème à poser ici, puisque s’agissant d’une interrogation sortie de la tête de l’escargot hermaphrodite que je suis. Pourquoi c’est « tout le temps » les hommes qui ouvrent les bouteilles de vin ? Les filles seraient « fâchées » avec l’usage du tire-bouchon ? En voilà une question qu’elle est bonne à l’heure du tout pour la parité. Alors serait-ce par manque de muscle ?

Non, les outils d’aujourd’hui s’utilisent sans forcer. S’agit-il d’habitudes anciennes et ancrées dans la tradition ? ça oui, car il y a dans l’acte d’ouvrir la bouteille, une indéniable position de contrôle dévolue à celui qui a le contrôle pour servir par la suite. Et puis il y a la pression sociale. Ouvrir une bouteille, c’est un mini?spectacle. Celui qui s’y colle s’expose au risque du bouchon récalcitrant, du « plop » malheureux, du regard qui juge. Ne pas le faire, c’est parfois plus confortable. Vous voyez qu’on peut s’amuser en parlant de ce sujet. La vérité, c’est que le tire-bouchon ne doit jamais discriminer personne. Il ne demande ni biceps, ni chromosome particulier. Bien au contraire, car si le vin est un bel objet social, son ouverture puis son service, se doivent d’être partagés sans autre considération que le plaisir de déguster. Pour continuer à se détendre, et à boire frais.